Si les voyages nous avaient parus longs et inconfortables, c'etait sans imaginer le retour qui nous attendait...
Partis vers 12h de Potosì, notre bus nous emmène, cahotant, vers la lointaine Uyuni, a 6h de là... la route n'est pas plus goudronnée et passé les 2 premières heures, nous voici sautants parmi les subressauts de la route... somme toute, le bus est plus confortable qu'a l'aller (on a meme payé moitié plus soit 4,5euros au lieu de 3 pour 6h de route!!!)... Arrivés a 18h ds la glacial Uyuni où les nuages sont egalement au RDV, et le vent glacé qui vous transit jusu'aux os est bien au rdv...
Apres avoir pris un hotel a proximité de la gare routiere (car on prend le prochain bus a 3h30, on file se rechauffer au coin du feu d'un resto conseillé par le Lonely et c'est bien agreable de retrouver une odeur de feu de bois et une atmosphere chauffée, meme si on est conscient du luxe que represente ce gd brasier ds ce désert ou le bois est loin d'etre monnaie courante!
3h du mat, le reveil sonne... on s'habille rapidement avant de rejoindre la rue et là suprise, nous voici sous la neige qui tombe en tourbillonant ds le vent glacé...
On retrouve la petite piece où nous avions acheté les billets et se glisse parmi la foule (près de 40 personnes ds 12m2)... coincé entre un bolivien au regard de colombo et une pile de sac et de cartons, tandis que Jimy est debout a l'autre bout de la piece, nous regardons l'horloge egrainner les minutes...
3h15... 3h30... tjs rien, pas de bus et la neige qui tournoie!
4h... 4h30... ne vois tu rien venir ? je ne vois que la route qui blanchoit...
5h... coup de telephone ds la cahute... mañana le bus... soulèvement général, les gens ne bougeront pas...
5h30... après qq autres coups de fil, un bus se gare dvt et déverse un flot de gens endormis qui s'emparent chacun de leurs nbx sacs...
et c'est a notre tour de monter... le chauffeur doit etre au volant dps plus de 8h, et repart ds le blizzard avec ce nv bus a nouveau rempli... les sieges sont plutot conforts sinon que celui de la femme dvt moi etant cassé, elle est allongée sur mes genoux sans la moindre intention de faire un effort... et je passe donc les 6h suivantes comme ca...
Nous dormons les premieres heures et au reveil, la lumiere blanche ds ce paysage desertique nous reveille... des nuances d'ocres gris aux ocres bleus, et surtout pas une trace d'animal ni de vegetation...
Et au milieu de ce paysage aride, un rail, un train... derrière lequel nous gare le bus. et Rien, nulle part...
On escalade les wagons pour se retrouver ds une chahute de douanier où nous recevons notre visa de sortie...
Retour au bus, qui nous depose 500 m plus loin dvt un autre bus... et tjs rien nulpart, le desert, les rails, le vent...
Changement de bus, demenagement des baggages... On avance de 500m... et on se gare a nouveau dvt un nouveau groupe de batiments... là, c'est l'immigration chilienne... Papiers... attente... tampon... attente... Un gd batiment en bois mi fermé, chacun recupere son sac et on attend la douane... toujours du vent...
Après près de 2h, nous voila a nouveau ds le bus.
Et moi qui avait revé du bus chilien... beau, confortable... que néni... Peut etre dus aux liens tendus unissant Chili et Bolivie, peut etre du a l'estime des boliviens pour les chiliens ou simpement du a l'etat de la route qui nous attend, nous avons le plus vieux bus du chili, couvert intérieur et extérieur d'une épaisse couche de poussière....
500m... on s'arrête et attend... sans trop comprendre.
Encore 500m... Jimy descend pour voir... les gens du bus sont assis en train de se restaurer ds une petite habitation... il est 14h... on attend...
Ca y est, on repart!! et quelle route! les yeux mi clos, je ne peux m'empecher de commenter chq cahot, pourtant nbx... le bus fait le tour d'un salar... le paysage est tjs autant desertique...
La poussière de la route pénètre par chq interstice, joint, ouverture et un nuage beige nous entourre interieur et extérieur... je respire une fois sur 2 ds le foulard, trop irrespirable, trop chaud... Jimy, qui s'est couvert d'un duvet, et quasi blanc...
La vitesse moyenne doit etre de 30km/h... et on saute...
Après qq heures a ce regime, je maudis chq caillou... et j'espere le bitume a chq fois que le bus ralenti pour negocier un nouveau nid de poule -probablement même des nids de dinde...-
Enfn, la route, l'asphalte, le bitume... et la poussière qui retombe... tjs le desert... et on redescend sur Calama qq 1300 m plus bas...
Au vue des commentaires peu engageants sur la ville, le but du jeu est de sauter au plus vite ds un nv bus pour San Pedro de Atacama... il est 17h30, nous sommes en route dps près de 15h...
Heureusement, un couple de chilien de bruxelles doivent eux aussi filer sur San Pedro, et nous filons avec eux vers une 2e gare routière où nous sautons ds un bus en partance...
Le bus est large, la route est goudronnée, le coucher de soleil est magnifique car les restes de nuages ds le ciel d'Atacama font rosir les montagnes...
20h... Arrivée a San Pedro... Jimy a l'impression de rentrer a la maison, et c'est vrai que le choc culturel bolivien, sur une si courte période et associé aux transports interminables ne nous ont pas vraiment permis d'apprécier cet incroyable pays a sa juste mesure.
Je m'installe ds une douche bouillante où j'espere me fondre et effacer la fatigue du voyage...
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